Grâce à lui, incidemment, ça fonctionne... Mais si ça ne marche pas, c'est forcément de sa faute ! Le responsable Intranet, privé de toutes les reconnaissances qu'il mérite, reste aujourd'hui encore un collaborateur d'un nouveau type, composite et multicompétent, que l'on ne sait pas trop comment appréhender.
Le territoire qu'il régente est somme toute facile à discerner ; mais ce qui l'est moins c'est son "profil". Car s'il peut être un manager éditorial, il se doit aussi de connaître, sinon maîtriser les multiples technologies(et applications)indispensables à l'existence du média. Sans compter qu'on attend de lui des propositions visant à faire exister puis à dynamiser le relationnel entre collaborateurs, entre communautés, entre la direction et les salariés,...
Ainsi traversé par trois "métiers" - la Communication, les RH et la DSI - notre héros n'en est pas moins celui par qui/grâce à qui le Web 2.0, le "collaboratif" et demain le "contributif" arrivent(ront)sur les applications métier. Sa responsabilité touche(ra) alors au saint du saint : l'activité, la production, le "business", le stratégique.
Dès lors quel statut lui accorder ? Quelle puissance lui reconnaître ? De quelle(s) formation(s) le recruter ? Pour quel salaire et quel plan de carrière ?
D'ailleurs comment dénommer son poste, à hauteur de ce que l'on attend de lui("responsable Intranet", une appellation par défaut, de plus en plus étriquée)?
Camus n'écrivait-il pas : "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde..." Toute suggestion sera la bienvenue.
Philippe Grange - Rédacteur en Chef - Intranet-infos.com









